Transcendance ou la possibilité d’une technique non capitaliste !

La nouvelle vague de science-fiction qui se découle au cinéma nous a remporté un autre film qui nous permettra de faire une appelle à la réflexion, car depuis que je l’ai vue il m’est semblé que derrière la problématique qui se présente, on est capable de faire une sorte d’exposition de ce qui se cache à l’intérieur de l’idée d’un Dieu surhumain non idéal et les moyens pour y réussir.

 

Transcendence-Movie-2014-transcendence-36939508-1280-720

 

Au début du film on assit à une sorte de conférence dont l’acteur Johnny Depp qui joue le rôle du Dr. Will Caster nous introduit dans ce qui va à être l’idée centrale de tout ce qu’on regarderait au long métrage, c’est-à-dire, le prêt en marche d’un projet de construction d’une « autoconscience non humain » dans un sens Hégélien du terme, au moyen du quelle on serait capable de tout changer au monde, en commencent par l’homme lui-même, une idée qui se connecte immédiatement avec la philosophie de Nietzsche plus concrètement avec le surhomme [Übermensch], et par la suite, à un certain moment nous rappellera aussi de l’Éthique de Spinoza, et des fondements de la Critique de L’Économie-Politique de Karl Marx. Désormais nos spécificités, allons-nous-y.

 

Puisque moi, je suis une « conscience », je suis désormais capable d’énoncer c’est dont je suis, c’est-à-dire, devenir une « autoconscience », non dans un sens Cartésien du type « je pense donc je suis » sinon, car « j’ai de la conscience de ce dont je suis » donc j’ai la possibilité de non seulement dire de ce que je pense de moi-même à une autre « conscience » sinon de dire à l’autre conscience de ce qu’on « est » comme espèce. Alors-là ce le principe qui nous sépare des animaux, pas dans une sorte de négation de la capacité d’un animal concret à évoluer et arriver à devenir une « conscience non humain », mais enfin, une « conscience » que pour l’instant n’existe pas. Bref, par rapporte à cette construction sociale naturelle de l’humanité, dans le film -et moi, je pense au monde- on aurait la capacité technique d’en arriver à construire une « conscience non humain».

 

 

Bien, à ce point-là, on y est presque capables d’en arriver à voir que la ligne qui nous sépare de la réalité et de la fiction ce presque introuvable. Ce certainement, à ce pont-là, que la technique se présente comme la condition « de possibilité/d’impossibilité » d’y arriver : Si l’on pense à la technique comme une sorte d’artificieuse extension des capacités humaines, il est bien possible, mais si l’on la pense à partir de ce qu’on assiste à voir au « monde quotidienne », c’est-à-dire, dans leurs expressions capitalistes, il nous serait toujours impossible de la penser comme une technique libératrice de l’humanité, car on la voit, en opposition, comme ce qui a fait de l’humanité la fenêtre aux enfers. Alors, ce quoi la technique pour Karl Marx, en quoi il est différent ?

 

La technique pour Karl Marx n’est que l’expression de la capacité humaine de faire appel à la raison, pour –à partir du travail, c’est-à-dire, du moment essentielle de la reproduction social naturelle- transformer la nature et par la sorte transformer leur propre nature, en produisant une culture dont la matérialité est l’expression première, et où la signification y se trouve impliquée. De ce point de vue-là, la technique est une expression des moyens de production –en entendant par-là, la fonction créatrice de l’humanité de se faire lui-même (Indienne, chinoise, algérienne, maya, etc.)-, Eh bien, de ce point de vue-là la technique a pour seule limite la capacité créatrice de la réalité en soi. Malgré ce qu’on pense de lui, il ne pensait point pour autant que la technique « était libre » des passions humaines, en entendant par-là dans un sens plutôt platonicien que tout acte humain est désormais politique. Une chose qui est bien claire au film avec les « neoludismes » qu’on y trouve, dont leur position on peut la définir plutôt comme des attitudes réactionnaires.

 

 

Alors, c’est quoi la « Transcendance » au film et en quoi il nous rappelle d’Hegel, Marx et Spinoza. Eh bien ; au film y a un certain moment où les « neo-ludistes » pensent que si la technique que Will Caster a envie de construire arrive au monde, il deviendra probablement le principe de la fin de l’histoire humain comme on la connaît jusqu’ici. Et ce pour quoi ils ont l’intention de le tuer avant qu’il arrive à la réalisation de leur souhait. Un point à considérer, malgré les ennuis que le film peut nous produire à ce point-là de l’exposition, car il nous est possible de voir que si bien les « conditions objectives » pour y arriver à produire une « autoconscience non humain », les « conditions subjectives », elles, par rapport aux « conditions objectives », ne sont point en condition de nous rendre la possibilité réelle d’y arriver. Car comme prémonition, on est arrivé à devenir une société où l’homme est le loup de l’homme, pas comme Hobbes l’a construit, c’est-à-dire, non pas comme une a priori, sino comme résultat de la façon dont l’homme se reproduisait socialement lui-même.

 

Et bien la condition spinosiste, se trouve au moment au Will devienne une « auto conscience », en devenant ainsi une sorte de Dieu non idéal, et quand il réussit à devenir capable de se fonder avec la terre elle-même en utilisant de la nanotechnologie, el devienne alors non seulement un dieu non idéal, sino une sorte de panthéisme post-spinosiste, au bien, le fondement de la religion par laquelle on pense à Feuerbach mais en alliance avec la technique humaine. Alors-là le principe du fondement d’un technique non capitaliste, c’est-à-dire, l’ « Aufhebung » [un dépassement des conditions originelles en les conservant d’une certaine façon, c’est une idée Hégélienne] des « conditions subjectives » qui en donnant un certain sens au monde, sont aussi l’effet de ce monde où nous habitons. Donc, le problème n’est pas seulement une question sur la technique en soi, sino de la façon dont on la pense et la produisait. Un technique qui pourrait devenir une sorte de panthéisme humain qui pourra enfin reconstruire le monde que l’homme a changé au point même de presque arriver à le détruire, et par extension de se détruire lui-même.

 

Advertisements

One Comment Add yours

  1. CA says:

    On peut aussi penser que le film reste en-deçà des enjeux philosophiques qui étaient potentiellement présents : http://yannickrumpala.wordpress.com/2014/08/05/transcendance_et_circulation_des_ames/

¿Que opinas?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s